jeudi 2 décembre 2010

Stupeur (et tremblements?)

Soudain, plus rien. Une panique me saisit. Disparus, par un quelconque maléfice, une sombre magie qui les tenait loin de moi.
Ils étaient perdus; où, le saurais-je un jour?
Perdue, désorientée, le désespoir en moi se faisait roi.
Lentement, j'entamais mon deuil. Rien, sans eux, ne serait plus possible, et il faudrait du temps pour que ma vie reprenne normalement son cours.
Ils assaillaient ma mémoire, et je les revoyais, si près de moi, si présents chaque jour auprès de mon être. Mais désormais, où étaient-ils?..



Sous la feuille que je viens de poser? Ah, peut-être. Ah, oui. Bon allez, je me remets au DM de maths.

jeudi 1 avril 2010

Il faut, que tu respires...

dimanche 21 mars 2010

Cette incertitude, qui flotte. Qui s'accroche à chaque gouttelette que les nuages laissent échapper. Qui émane de toutes parts, et se conjugue à toutes les couleurs. Qui agrippe mon manteau, crochette mon âme.

samedi 6 février 2010

La nuit qui tombe laisse l'accordéon mort à sa solitude, soufflant ses derniers refrains, comme un rappel aux vivants, qui ne l'écoutent pas.

dimanche 22 novembre 2009

Il a tant sifflé

Derrière le vent, derrière les nuages gris qui assombrissent ces jours qui se cachent derrière les fêtes, derrière, derrière les haies, les bâtiments, les champs défunts, derrière ce décor que les rails déplacent, derrière, quelque part, ces petits bouts de loupiote, ces petits souffles qui éveillent mes sens endormis, ces petits espoirs, ces belles présences; derrière tout ce monde inconnu, vous...

dimanche 4 octobre 2009

Un monsieur

Hier, j’ai pris le métro (pas possible… et ben, si !). A un arrêt, sur la ligne A (oui je me paume généralement dans le sens de la ligne A…), un homme est entré. Il ne se pressait pas, à tel point que j’ai craint que les portes ne se referment sur lui. De taille moyenne, enveloppé, le nez très large et le visage plus que particulier, il m’a regardé en faisant légèrement avancer puis reculer ses yeux, comme s’il avait voulu me faire peur. Il m'a semblé qu'il souriait. J’ai alors demandé, d’une voix à peine audible, s’il voulait le strapontin que j’occupais, et sans un mot il m’a dit que non, que s’il avait voulu s’asseoir il aurait été sur le siège non loin de moi que je n’avais pas remarqué, et qu’il ne prenait le métro que pour une station. Tout ceci avec une lenteur mesurée, en une main et un regard.

Je l’ai regardé partir, presque à regret.