dimanche 22 novembre 2009

Il a tant sifflé

Derrière le vent, derrière les nuages gris qui assombrissent ces jours qui se cachent derrière les fêtes, derrière, derrière les haies, les bâtiments, les champs défunts, derrière ce décor que les rails déplacent, derrière, quelque part, ces petits bouts de loupiote, ces petits souffles qui éveillent mes sens endormis, ces petits espoirs, ces belles présences; derrière tout ce monde inconnu, vous...

dimanche 4 octobre 2009

Un monsieur

Hier, j’ai pris le métro (pas possible… et ben, si !). A un arrêt, sur la ligne A (oui je me paume généralement dans le sens de la ligne A…), un homme est entré. Il ne se pressait pas, à tel point que j’ai craint que les portes ne se referment sur lui. De taille moyenne, enveloppé, le nez très large et le visage plus que particulier, il m’a regardé en faisant légèrement avancer puis reculer ses yeux, comme s’il avait voulu me faire peur. Il m'a semblé qu'il souriait. J’ai alors demandé, d’une voix à peine audible, s’il voulait le strapontin que j’occupais, et sans un mot il m’a dit que non, que s’il avait voulu s’asseoir il aurait été sur le siège non loin de moi que je n’avais pas remarqué, et qu’il ne prenait le métro que pour une station. Tout ceci avec une lenteur mesurée, en une main et un regard.

Je l’ai regardé partir, presque à regret.

Rouge ronde


Un diable danse
Sous les reflets rougeoyants de sa peau
Il s'anime et s'enflamme
Un sourire s'étend sur sa face
Tandis qu'il brûle et tournoie
Fermant les yeux, ouvrant les bras,
Il n'y a plus d'espace
Il n'y a plus de temps
Il ne reste qu'un diable
Qui s'évapore en sentiments,
Tournoie et meurt, tout en riant

samedi 3 octobre 2009

Courant d'air

Mais quelle heure!
Inhabile,
Je n'ai qu'un souffle,
Que vaut-il!
Et le leur,
N'est-il pas aussi beau!
Le soleil luit là-haut
Mais s'éteint aux yeux clos!

Scripture

Au creux d'un bois où l'ombre règne
Au creux du chemin où le vent mène
Sous un vieil arbre que le temps émousse
Gît une pierre, coiffée de mousse;
Et l'on peut y voir, en s'y penchant
Des enluminures couleur safran;
L'on y lisait, que la lune dévoilait,
Un langage inconnu qui s'effaçaient.

vendredi 2 octobre 2009

Les bords, de mer

Sur la falaise crisse, stridente, une vague agitée
La mer s'affole, enflammée sous le hurlement du vent
Et la colère de l'orage s'abat sur le calcaire trempé;
Elle s'effondre, la terre, et se dérobe sous mes pas,
Et c'est au loin, aux tréfonds d'une obscurité sans nom,
Que j'élèverai à bout de bras mon âme à qui voudra

lundi 28 septembre 2009

Comme deux écrins de larmes

Deux ailes cachées par leur art
De fines stries parsemées sans hasard
Qui s'effacent, distinguées, au regard.
Comme à vouloir dominer le monde
Pourtant si fragile, presque irréelle
La gracile beauté d'un papillon.

vendredi 25 septembre 2009

...un lapin

Ce matin, le paysage avait une allure de décor de roman.
Sous un ciel gris clair qui semblait avoir volé la blancheur d'une écume évaporée, quelques feuilles tombaient sur une pelouse délaissée, un désert vert parsemé de fines ombres. Sur une marche, dans l'herbe encore fraîche de rosée, se tenait assise une demoiselle, toute de noir vêtue, ses longs cheveux noirs, légèrement ondulés, retombant sur ses épaules un peu voûtées. Elle semblait regarder, non loin de l'angle de la marche, qui montait, un chat, du même noir qu'elle, et qui s'en allait lentement en lui tournant le dos, tel un vagabond désabusé. La lumière pâle du jour naissant s'ouvrait sur eux comme un faible projecteur d'ambiance, et je passais comme si je n'étais qu'une figurante au loin, qui en se rapprochant ébranlerait la scène. Je faisais alors parti du décor, et continuais mon chemin de même que je me serais promenée dans les recoins d'une page de livre, regardant la fine pluie de feuilles, lasses de tout un été.

Et puis je suis revenue dans le monde réel, brusquement, comme si tout à coup j'avais refermé un livre qui m'aurait envoûtée.

samedi 19 septembre 2009

"Me revoilàààà"

Hey, et bien non, je ne suis pas morte. (loul.)
Des soupirs déçus rayonnèrent doucement...
Mais que dire, sinon que je n'ai rien à dire? That is the question. C'est dingue le nombre de personnes que l'on côtoie sans connaître. Une foule pressée dans une gare n'est unie que par un but commun, sans soutien, sinon quelques âmes qui semblent égarées dans ce brou-ha-ha d'indifférence et soudain donnent la parole prodigue à quelque paumé perdu dans la masse. Ainsi que dans les tunnels que les nains ont si habilement creusé, et où les portes sans cesse s'ouvrent et se referment sans émotion. Et alors, comme en chaque lieu commun où l'on a rien d'autre à faire que d'attendre, l'autre, le parfait inconnu dont on ne sait rien mais dont on suppose ou invente tout, celui-là qui a le regard triste, dans le vague ou souriant, malgré lui, vous offre un instant de lui-même. De l'homme à la barbe de quelques jours, tout de gris vêtu et au vieux sac souple, jusqu'à l'enfant qui rit de l'accent d'une voix automatique, en passant par la femme dont on aurait voulu soulager le chagrin sans en connaître la cause, et l'homme tracassé par un dossier qui attend une place assise, chacun se tient là, si près et si distant; on attrape le manteau de leur vie pour un moment, et tout ignorant que nous sommes, nous écrivons leur histoire, ou plutôt, une histoire; celle qu'ils ne vivront peut-être jamais.

vendredi 28 août 2009

frottements

Il manquerait à ma respiration. Il manquerait à mon être. Sous ses reflets ambrés et sans autre nom que mon troisième poumon, je l'accroche à mon épaule, le suspends à mes joies et mes colères, l'imagine dans le néant du silence. Lorsque qu'il se teinte de noir et d'argent, clair et doux il suinte une beauté que mes lèvres ébrèchent.
Et toujours, il m'entraîne.

vendredi 21 août 2009

Pa'ce que

Pa'ce que Chloé elle veut un article quelque part. Donc ce sera un article débile mais un article quand même. C'est l'essentiel non? Alors sur quoi vais je délirer... Bon ok ça puisque c'est sous mes yeux.
En un courant que dévoilent des voiles vertes de bateaux fantômes, quelque ondulation se propage comme un sombre message; sans la pénombre calme un cadavre de verre gît, abandonné. Des filaments lentement s'étirent de toutes parts, comme un envahisseur pourtant bienfaiteur. Entre les rochers élevés se hissent les piliers vivants qui se laissent aller à quelque tranquille rêverie. De ça de là des firmaments de couleurs traversent l'invisible suivant un parcours hasardeux d'une immuable imprévisibilité. Sur le devant de la scène quelques points se déplacent sans bouger semble-t-il, comme des étoiles qui ne scintilleraient pas.

Vous l'aurez compris, je parle de l'aquarium. :D

Bon mais bien qu'inutile ce n'est pas assez débile à mon sens. Mmm...
"Do you do you do you" pense qu'il faille inventer ce qui n'existe pas? In die absolu, l'idée c'est yes because sinon on n'invente plus any more. Et alors on macht wie les étangs, we stagne. Ce serait dommage, surtout que the étangs die stagnent it smells nicht bon. D'ailleurs, ihr, if you n'existiez nicht, il faudrait ben bien vous inventer 'story de.
And yes, mais! donc hein. C'est why we inventons each Tag weil même if ca existe, it ist immer different. C'est coool non ?

samedi 15 août 2009

D'une lampe



As-tu réfléchi aux voeux? Car qu'est-ce qu'une question sans réponse? Et bien c'est une question sans réponse. En fait, ça n'a évidemment aucune urgence, mais puisque je suis repassée par là, je me suis demandée ce que tu répondrais quand même. Et je me demande toujours. Donc je te le demande ^^ logique non? Alala toutes ces années de tentative d'appropriation d'un esprit logique pour arriver à ça.
C'est déjà pas mal :D tout a un début non? Sauf ce qui n'existe pas. Quoique si on y pense alors pour nous ca a eu un début, un germe quelque part dans notre esprit brouillardeux. Donc faut penser à tout pour que tout aie un début. Et puis, même si on n'y pense pas, le fait que l'on soit là pour éventuellement être capable d'y penser même si on ne le fait pas, c'est une possibilité, bien qu'improbable. Dès lors, c'est un début non? Décidemment, logique quand tu nous tiens!

Ou pas.

--

Aux autres, libre à eux de laisser filer ici un souhait ou deux, perdus sur un drôle de blog... Peut-être, qui sait, un génie viendra-t-il les lire pour un jour, car on peut toujours rêver, leur donner vie?

vendredi 31 juillet 2009

tchoum.

Ravalement, comme une papillote de vie qui s'étouffe dans sa propre fatigue et qui s'y saoûle allègrement. Sur les appuis d'une basse aux sensibles ralentis, mon esprit vagabonde sur les notes décalées, entre mille pensées qui s'échappent et se ruent sur le monde comme une nuée désordonnée. Les êtres se dessinent dans les reflets de chaque son, et il me semble apercevoir leur âme qui ondule nonchalamment. S'offre à mon regard vague quelque forme qui calanche sur les calanques; comme un souffle qui se meut, s'émeut puis meurt pour avoir trop caressé les lignes plongeant sous la mer abyssale, ponctuée de soupirs. Les lueurs retiennent leur respiration martelée d'éclairs, les ronds et lignes se croisent sans cesse, repartent et reviennent. On peut y voir quelques rêves qui se confondent aux cauchemars, on peut y voir le flou du vide qui se nourrit d'un rien. On peut y voir l'infini, qui tend sa main parfois et de son regard persistant nous invite. On peut y voir aussi les flots noyés, doux et lisses où quelques lettres semblent se tenir, comme endormies. Les rails impairs ne semblent jamais cesser, imperturbables, têtus, vexants. Jalonnés de vie, ils passent, immuables.
Pour n'en avoir jamais vu le fond, j'y espère trouver, un jour qui sait, comme un lointain écho venu du néant, un point sous un arc-en-ciel.

lundi 27 juillet 2009

Quelques jours

Quelques nouvelles victimes d'un antique jeu; réincarnation des petits de Cid version un peu effrayante; une nouvelle "forme d'humour corporelle"; une éternelle interrogation sur Pierrot; quelques coktails; quelques musiques, dont certaines pour le moins surprenantes; des répliques cultes; des coupages de doigts qui se régénèrent heureusement pour nous; des gazouillis plus que réalistes; quelques anges qui passent par là; des clacs sur un néon bleu; de la flotte dans le ciel et sur la terre; un petit étourdissement; quelques râlements puisqu'il en faut; un troisième poumon qui doucement sort de sa cachette et se bourre de promesses; 7 présences, chiffre parfait dit-on; un terrible creu qui se prépare, et si les petits furent comblés par quelque sucrerie, celui que votre absence engendre se creuse chaque jour davantage.


PS : J'ai oublié le nom du livre... Quant à Apocalyptica et Fanny Clamagirand,ca y est je vois qui ce sont.

dimanche 19 juillet 2009

:)

Je me rends compte qu'à l'instant, j'ai un sourire bête aux lèvres. Inutile de préciser "bête", me direz-vous. Mais je sais pas, ce doit être parce que je suis un peu très fatiguée à cause d'un très mauvais rythme de sommeil dû aux vacances, et puis je ne sais pas, mais en parcourant tous vos blogs, j'ai un sourire bête. Peut-être parce que je me dis que je vais passer quelques jours avec vous, en espérant ne pas faire preuve de trop de maladresse. (PS : pour le lait, ca partait d'une bonne intention... --'). Enfin bref. Remarquez que l'ordi qui plante fait faiblir ce sourire un peu bete. Et puis un coup de plat qui s'abat sur moi le rend quasi invisible, précédé par un baillement intempestif. Et là le coup de grâce. Enfin, c'est ce qu'on peut croire. Mais je le sens logé quelque part. A penser à vous, il existe. Et ce sourire bête, cette légère excitation fatiguée entre deux baillements, je l'aime bien.

lundi 29 juin 2009

Influence

C'est frustrant de constater la manière dont la musique que j'écoute peut influencer mon état d'esprit. Et du coup, les articles que je fais. Je proteste >< .
Plus qu'un monde d'illusions, nous vivons dans un monde d'influences. Mais je ne dirais pas que tout est déterminé pour autant : à nous de réagir comme bon nous semble... Sinon c'est pas du jeu. Auquel cas je protesterais encore. Pour changer... Et du coup le fait que ce soit déterminé m'influencerait. :D

dimanche 21 juin 2009

Ah! le monde


Ah, les océans et mers
Larmes de l'univers
Versées en goût amère

Ah, les vastes paysages
Reflets d'un coeur sans âge
D'un pâle et bleu visage

Ah, l'hirondelle en retour
De son lointain séjour
Pour nous chanter l'amour

Ah, les herbes et forêts
Où gisent bien cachés
Mes peines et regrets

Ah, le ciel en ses étoiles
Illusions sur la toile
Pénible et sombre voile

Ah, les rêves rois des fous
Aveux ou bien tabous :
La vie, la mort, nous!

jeudi 18 juin 2009

Go


C'est parti.

Et dire que dans 6 jours ce sera fini... Sans doute serai-je soulagée. Heureuse même. Et pourtant. Pendant ces 6 jours pas les plus agréables de ma vie, je vais peu à peu faire mes adieux au lycée, sans trop m'en rendre compte. Avec un peu de chance, quoi. Je saurai d'où je pars, mais pour aller où, vers quoi, alors ça... L'avenir nous le dira ;)

samedi 6 juin 2009

Papillon du temps

L'impression d'être ailleurs dans l'espace temps.

Plus tard ou plus tôt. En jours, mois ou années.

Comme si l'on pouvait se promener dans les chemins du temps; comme si l'on pouvait assister à tout, que ça ait été ou non.

Se projeter parfois malgré soit, comme absorbé, flanqué de deux oeillères qui ne s'ouvrent que sur un autre temps.

Plonger dans les abysses d'un espace inconnu, regarder et voir autre chose, chercher... Fuir peut-être, parfois. Ou être kidnappé par une odeur, une chaleur, un son.


Se déconnecter entièrement du présent, jusqu'à en avoir peur.

Risquer d'abandonner l'instant, à ses risques et périls. Peut-on dire que c'est lâche? Ce monde est-il donc tel qu'il faille être fort pour l'affronter? Et qu'il soit lâche de le fuir parfois?

N'est-ce pas plus effrayant de s'éloigner du présent et du monde et de se rendre tout à coup compte que l'on flotte si loin de lui qu'on en a le vertige? Parce qu'on se rend compte qu'on ne vit pas en partant? Qu'on ne vit pas en rêvant? Qu'on ne vit pas sans s'imprégner du présent pour y mourir un jour?

dimanche 24 mai 2009

Histoire de poussières


Aux yeux du monde, de l'univers, nous ne sommes que de toutes petites petites poussières.

Et bien, le saviez-tu, les poussières c'est très compliqué, et ca se complique énormément la vie. Et un jour, quelqu'un fait la poussière.


Tout ceci n'est qu'une histoire de poussières. Et peut-être qu'un jour, les miennes, à l'échelle de la terre, voleront dans une atmosphère polluée ou elles seront bien contentes de ne plus respirer. Mais en attendant, la grosse poussière, qui donc est en fait toute petite, qu'elles constituent, se complique bien la vie.


Pourquoi dire ca? C'est un espèce de bilan je crois, donc je vous ai évité le développement, mais je ne vous éparne pas la conclusion digne de la cinglée de poussière que je suis, qui ferait mieux d'arrêter de penser 5 minutes, pour son propre bien. Et le vôtre.


Signé : une poussière. (tu saviez pas que ca pouvait signer hein?)

vendredi 22 mai 2009

Mea culpa... ;)

Because I have to... Enfin, vous comprenez, ce n'est pas vraiment de ma faute... Mais on ne promet pas 20 ans de désastre amoureux, c'es déjà pas si mal ;)
Alors, puisque je me suis laissée prendre au jeu... Voici l'objet de ce discours bien étrange, agrémenté d'une traduction personnelle :

If you comment on this...
Si tu commentes ceci...

1. I'll respond with something random about you.
1. Je répondai en disant quelque chose, un truc, n'importe quoi, sur toi, only you ;)
2. I'll tell you which song or movie you remind me of.
2. Je te dirai à quelle chanson ou quel film tordu (mais nooon...) tu me fais penser.
3. I'll pick a flavor of jello to wrestle you in.
3. Je t'indiquerai le parfum d'une gelée dans laquelle un bataille sanglante éclatera peut-être entre nous (niihahark).
4. I'll say something that only makes sense to you and me.
4. Je dirai quelque chose qui n'a de sens que pour toi et moi (c'est très intimiste... ou pas d'ailleurs).
5. I'll tell you my first memory of you.
5. Je te raconterai mon premier souvenir de toi. ^^ Déjà, il faut s'en souvenir... Aie peur.
6. I'll tell you what animal you remind me of.
6. Je te dirai à quelle petite ou grosse bébète tu me fais penser.
7. I'll ask you something I've always wondered about you.
7. Je te demanderai quelque chose que je me suis always oder presque demandé à ton propos.
8. I'll tell you my favorite thing about you.
8. Je te dirai ce que je préfère chez toi.
9. I'll tell you my least favorite thing about you.
9. Je te dirai ce que j'aime le moins chez toi. Ames sensibles s'abstenir :)
10. If you play, you MUST post this on yours.
10. Si tu joues tu DOIS poster ceci sur ton blog. Sinon, un ogre viendra te grignoter en commençant par les orteils dans les dix secondes. J'espère au moins que tu as un blog!!

...

Euh, plus de dix secondes alors?

Hum. Voili voilou...

Et oublier le temps



Et s'agitent, et palpitent, les pas au rythme des coeurs fatigués par la nuit qui commence, dans la chaleur lourde d'un mouvement qui ne s'épuisera pas avant l'aube; les murmures inaudibles se lisent sur les lèvres, noyés dans la cohue ordonnée de quelques géants noirs suspendus ça et là, les mains se perdent sur quelque hanche au mouvement cadencé, les pupilles dilatées se cachent derrière les paupières violines et dans la fièvre d'un élan, tu t'élances, tournoyante, contre les paumes d'un maître à qui tu as tout désappris...

Au creu des yeux

Un battement de cils
Haussement de sourcil
Un iris qui s'irise
Une pupille surprise
Une prunelle éprise
Un regard, tout simplement...

jeudi 21 mai 2009

Dans les yeux du néant


Sur le linceul du passé perdu dans la brume
Marquée de la sourde lunure de son souffle
Vibratile sous tes doigts qui volent en écoufle
Gît la léthargie veule qui s'éloigne et s'embrume
Labile, un songe s'éveille, s'étire en chrysalide
Fait l'étrenne de l'ardeur en longanimité
Loin des valleuses sans aune, vides et livides
Sous un soleil lustral dans cette bruine violine
La venelle aux pavés de satin de nos âmes
D'où les douces fragances irisées émanent
S'embrase dans le silence de l'irréel
S'abreuve aux larmes pâles sans peine du ciel
Et dans le cocon de notre rêve secret
Savoure de l'amour la douce vanité

mercredi 20 mai 2009

Une bulle de poussière


Vois
Les ombres s'enlacent
Vois
Les vents s'embrasent
Entends
Les murs se parlent
Entends
Les arbres murmurent
Alors
Pourquoi ne bouges-tu pas
Et puis
Pourquoi ne parles-tu pas
Dis-moi
Pourquoi regarder le ciel
Et puis
Pourquoi laisser la neige
Te recouvrir peu à peu
Tel un sombre manège
Qui jamais ne s'émeut

Crois-moi
Il suffit de le leur demander
Et le vent reviendra en toi
Les ombres te seront paupières
Crois-moi
Il suffit de me le demander
Et je viendrai à toi
Je fermerai mes paupières...

lundi 18 mai 2009

Dis moi, faut faire quoi...

Dis, faut faire quoi
Pour vivre, vraiment
Dis, faut faire quoi
Pour savoir tout ça
Dis, faut faire quoi
Faut savoir ou pas
Dis, faut faire quoi
Pour avoir de l'air frais
Dis, faut faire quoi
Pour savoir oublier
Dis, faut faire quoi
Si faut pas oublier
Dis, faut faire quoi
Pour savoir que faire
Dis, faut faire quoi
Penser ou s'évader
Dis, faut faire quoi
Pour vivre, vraiment?

mercredi 6 mai 2009

applaudir en battements

Les paroles s'élancent dans le trait de lumière
Les rires fusent dans le brouillon de ténèbres
Au rythme de battements d'ailes vertes
La scène revit puis revient inerte
J'aurais ouvert mes bras
Chuchoté à vos oreilles
En un souffle bas
Que c'était merveille
Que j'étais si heureuse de vous connaître
Et désolée de vous connaître si peu
Si je n'avais traîné dans mon sillage
L'écume d'une expression embrumée
Si j'avais pu...

Et puis, j'aurais aimé te dire que tu avais tort, si je n'avais pas eu peur de me tromper...

samedi 2 mai 2009

A qui déprime

Déprime pas... Ca m'fait déprimer.

vendredi 24 avril 2009

Question de point de vue



Je voyais des pics tranchants dressés. Je voyais les tours aux sommets inaccessibles enfermer ma vision. Je voyais les morts éparpillés autour de moi. J'entendais les moteurs rugir de haine, sans cesse, crier contre le silence. Je voyais un manteau tristement uni qui plongeait sur nous, comme pour nous ensevelir et faire oublier notre laideur à l'univers.

Je voyais des brins d'herbes s'élancer vers le ciel. Je voyais les arbres border ce cadre de verdure. Je voyais les fleurs qui précèdent les fruits parcourir le sol, témoins d'une vie future. J'entendais des hommes s'affairer non loin, passer sur la route qui les menait vers ce soir. Je voyais ce léger dégradé de bleu qui bientôt jallira et explosera de mille nuances pour parer l'horizon de magie avant que le rideau ne se lève sur la danse des astres nocturnes.

Puis j'imaginais le monde.
Et je vis que cela était beau.

Au ras des paquerettes

Les voitures montent à la verticale, parallèles au sol. Non loin, une punaise grimpe sur un brin d'herbe. Le brin ploie, elle tombe. Et elle remonte encore. Elle retombe, bien sur. Et ce encore et encore, jusqu'à ce qu'elle tombe successivement très près du sol et se noie dans la verdure. PS : si un jour vous trouvez une punaise dans votre linge, même si vous n'aimez pas les punaises, ne l'écrasez pas. C'est pas charitable, et ça pue.
J'aimerai bien entrer dans une fourmilière, juste pour la visite. Sauf que, avec ma triste condition, c'est impossible à moins d'écraser cruellement la batisse et observer les bouts de terre et de cadavres fourmiliesques intégrés. Pas réjouissant.Je vais chercher le moyen de devenir une fourmi, pendant quelques secondes avant de me rendre compte que c'est impossible. PS :, si un jour vous voyez une fourmilière, ne l'écrasez pas. C'est pas charitable, et je suis peut-être dedans. (Dès lors, une armée de dingues firent diminuer la population de fourmis dans ce monde où elles prédominent. Pour rendre à l'homme la plus grande importance sur cette terre, dira-t-on.)
J'ai regardé un fleur de cerisier fanée sur le sol qui en était jonché. Et alors que j'écris ce tissu d'absurdités banales dont on se contrefout, si ce n'est d'un point de vue pratique pour son linge, je m'aperçois que sa collègue, plus fanée encore, gît à mon côté. La surprise passée (et oui, c'est effrayant), je souffle dessus, pour l'éjecter de mon espace et salir un peu plus le sol. Le truc, c'est qu'on ne s'en apercevra jamais, à moins de trifouiller dans les fils électriques enrobés de plastique goût chocolat. (comment je le sais? Non mais, je sais reconnaitre le vrai chocolat!) PS : si un jour vous voyez une fleur fânée à côté de vous, ne l'éjectez pas. C'est pas charitable, et c'est déjà pas facile pour elle d'être obsolète : compatissez, quoi...

jeudi 26 mars 2009

S'envole



L'insondable attends, là
Un brouillard étendu
Qui efface nos pas;
Là-haut le ciel somnole
Un espoir sourd s'envole
Deux traces côte à côte
Un souffle qui les enlace
Couverts de lune et d'étoiles
Ces astres qui fuient et passent
Avant que les rayons pâles
Ne déposent sur nous leur voile,
Dans ce poster bleu ou noir
S'envole ce fol espoir...

Au détour d'une ombre sombre



Les reflets dansent dans le miroir
L'ombre s'attarde puis repart
Les frissons parcourent la toile
Et sa blancheur froide se voile
Etre inanimé à l'âme vidée
Dont l'esprit résiste au néant
Et se déchire en clair-obscur

samedi 14 février 2009

Une nuit

Une ombre sur un bateau-ville. Entre les étalages où les babioles s'entassent, un long manteau noir qui se confond avec la nuit sans étoiles. Il n'est nulle lueur sinon les pâles lanternes que les commerçant suspendent. Ce long et lourd manteau noir et cette main que je n'effleure. Un songe dont je n'atteints que la veste obscure. J'aurais aimé voler ce manteau, et chercher de par le royaume celui auquel il allait. J'aurais aimé voir le visage d'une ombre qui n'était peut-être que le reflet flou d'un nuage sur une mer d'illusions. Un secret de polichinelle enveloppé de soie effilée. Ni une voix, ni un regard. Une présence.

vendredi 6 février 2009

La pierre de l'obscurité

Exploser les cordes, plier l'âme, briser le bois, faire céder les éclisses sous le poids d'un sentiment, et entendre encore l'écho qui transcende l'être... S'ennivrer d'un son comme d'une drogue, oublier le temps et l'espace. Vivre, peut-être?


Découvrez Indochine!

prev

Une poussière qui tombe, lentement. Au pied d'une chaussure noire, qui fait bien habillé. Pourtant ce lieu semble si figé, si propre. Comme un instant que l'on aurait cru par mégarde être éternité. Les tons pâles des murs semblent être les seules couleurs fades qui subsistent au monde. Les fleurs ne se fânent pas, comme si le temps les avait cristallisé. Tout, où presque, est à sa place. Comme si, la vie n'y était plus.

Un silence qui s'émeut
Un murmure qui s'étrangle
Une rumeur qui s'étend
Une parole qui s'élance
Le vent se lève
Ce monde s'affaisse
Les dos se courbent
les yeux se voilent
Et dans la foule
Les pleurs se noient


Découvrez John Debney!

Le pont éventé

Sur un pont encombré
Sous un souffle sacré
D'un courant effleurée
Mon échine frissonne
Un regard échangé
Que l'église pour nous sonne
Pour ces pas qui s'éloignent
Que le ciel en témoigne
Je me ferai poussière
Pour me poser sur toi
Je me ferai prière
Pour qu'enfin tu m'exauces
Je me ferai tempête
Pour embrasser ton corps
Je me ferai brûlure
Pour embraser ton âme
Je danserai en flammes
Dans tes rêves futurs

samedi 17 janvier 2009

Bleum

Ce blog n'est qu'une parole sans mot. Une pensée qui s'efface avant de naître. Un instrument de mensonge par omission. Il n'est rien. Ni une fenêtre ni une porte. Une illusion. Il n'est rien. Le précédent n'était construit que de suggestions souvent mal comprises, et celui-ci n'est rien. Le début de la fin de ce qui ne m'est plus grand chose.
Je pourrais le conserver, au cas où un jour viendrait où il serait mon seul moyen d'expression. Peut-être est-ce d'ailleurs que je vais faire, jusqu'à ce qu'il s'éteigne peu à peu, tel un silence qui revient à lui.

dimanche 4 janvier 2009

Dessiner des sourires

D'une main gantée de pudeur
D'un regard empli d'espérance
Eloigner de toi cette peur
Qui m'est tant d'ignorance
Et, frôlant ces lèvres closes,
Dessiner sur ton visage fermé
Le sourire enfin éclos
De ton âme effleurée...