dimanche 4 octobre 2009

Un monsieur

Hier, j’ai pris le métro (pas possible… et ben, si !). A un arrêt, sur la ligne A (oui je me paume généralement dans le sens de la ligne A…), un homme est entré. Il ne se pressait pas, à tel point que j’ai craint que les portes ne se referment sur lui. De taille moyenne, enveloppé, le nez très large et le visage plus que particulier, il m’a regardé en faisant légèrement avancer puis reculer ses yeux, comme s’il avait voulu me faire peur. Il m'a semblé qu'il souriait. J’ai alors demandé, d’une voix à peine audible, s’il voulait le strapontin que j’occupais, et sans un mot il m’a dit que non, que s’il avait voulu s’asseoir il aurait été sur le siège non loin de moi que je n’avais pas remarqué, et qu’il ne prenait le métro que pour une station. Tout ceci avec une lenteur mesurée, en une main et un regard.

Je l’ai regardé partir, presque à regret.

Rouge ronde


Un diable danse
Sous les reflets rougeoyants de sa peau
Il s'anime et s'enflamme
Un sourire s'étend sur sa face
Tandis qu'il brûle et tournoie
Fermant les yeux, ouvrant les bras,
Il n'y a plus d'espace
Il n'y a plus de temps
Il ne reste qu'un diable
Qui s'évapore en sentiments,
Tournoie et meurt, tout en riant

samedi 3 octobre 2009

Courant d'air

Mais quelle heure!
Inhabile,
Je n'ai qu'un souffle,
Que vaut-il!
Et le leur,
N'est-il pas aussi beau!
Le soleil luit là-haut
Mais s'éteint aux yeux clos!

Scripture

Au creux d'un bois où l'ombre règne
Au creux du chemin où le vent mène
Sous un vieil arbre que le temps émousse
Gît une pierre, coiffée de mousse;
Et l'on peut y voir, en s'y penchant
Des enluminures couleur safran;
L'on y lisait, que la lune dévoilait,
Un langage inconnu qui s'effaçaient.

vendredi 2 octobre 2009

Les bords, de mer

Sur la falaise crisse, stridente, une vague agitée
La mer s'affole, enflammée sous le hurlement du vent
Et la colère de l'orage s'abat sur le calcaire trempé;
Elle s'effondre, la terre, et se dérobe sous mes pas,
Et c'est au loin, aux tréfonds d'une obscurité sans nom,
Que j'élèverai à bout de bras mon âme à qui voudra