vendredi 31 juillet 2009

tchoum.

Ravalement, comme une papillote de vie qui s'étouffe dans sa propre fatigue et qui s'y saoûle allègrement. Sur les appuis d'une basse aux sensibles ralentis, mon esprit vagabonde sur les notes décalées, entre mille pensées qui s'échappent et se ruent sur le monde comme une nuée désordonnée. Les êtres se dessinent dans les reflets de chaque son, et il me semble apercevoir leur âme qui ondule nonchalamment. S'offre à mon regard vague quelque forme qui calanche sur les calanques; comme un souffle qui se meut, s'émeut puis meurt pour avoir trop caressé les lignes plongeant sous la mer abyssale, ponctuée de soupirs. Les lueurs retiennent leur respiration martelée d'éclairs, les ronds et lignes se croisent sans cesse, repartent et reviennent. On peut y voir quelques rêves qui se confondent aux cauchemars, on peut y voir le flou du vide qui se nourrit d'un rien. On peut y voir l'infini, qui tend sa main parfois et de son regard persistant nous invite. On peut y voir aussi les flots noyés, doux et lisses où quelques lettres semblent se tenir, comme endormies. Les rails impairs ne semblent jamais cesser, imperturbables, têtus, vexants. Jalonnés de vie, ils passent, immuables.
Pour n'en avoir jamais vu le fond, j'y espère trouver, un jour qui sait, comme un lointain écho venu du néant, un point sous un arc-en-ciel.

lundi 27 juillet 2009

Quelques jours

Quelques nouvelles victimes d'un antique jeu; réincarnation des petits de Cid version un peu effrayante; une nouvelle "forme d'humour corporelle"; une éternelle interrogation sur Pierrot; quelques coktails; quelques musiques, dont certaines pour le moins surprenantes; des répliques cultes; des coupages de doigts qui se régénèrent heureusement pour nous; des gazouillis plus que réalistes; quelques anges qui passent par là; des clacs sur un néon bleu; de la flotte dans le ciel et sur la terre; un petit étourdissement; quelques râlements puisqu'il en faut; un troisième poumon qui doucement sort de sa cachette et se bourre de promesses; 7 présences, chiffre parfait dit-on; un terrible creu qui se prépare, et si les petits furent comblés par quelque sucrerie, celui que votre absence engendre se creuse chaque jour davantage.


PS : J'ai oublié le nom du livre... Quant à Apocalyptica et Fanny Clamagirand,ca y est je vois qui ce sont.

dimanche 19 juillet 2009

:)

Je me rends compte qu'à l'instant, j'ai un sourire bête aux lèvres. Inutile de préciser "bête", me direz-vous. Mais je sais pas, ce doit être parce que je suis un peu très fatiguée à cause d'un très mauvais rythme de sommeil dû aux vacances, et puis je ne sais pas, mais en parcourant tous vos blogs, j'ai un sourire bête. Peut-être parce que je me dis que je vais passer quelques jours avec vous, en espérant ne pas faire preuve de trop de maladresse. (PS : pour le lait, ca partait d'une bonne intention... --'). Enfin bref. Remarquez que l'ordi qui plante fait faiblir ce sourire un peu bete. Et puis un coup de plat qui s'abat sur moi le rend quasi invisible, précédé par un baillement intempestif. Et là le coup de grâce. Enfin, c'est ce qu'on peut croire. Mais je le sens logé quelque part. A penser à vous, il existe. Et ce sourire bête, cette légère excitation fatiguée entre deux baillements, je l'aime bien.